Plus d’an après un article ou nous invoquions la mémoire de Feu Amadou Racine Ndiaye et de Kabirou Mbodji entre autres membres éminents du parti UPS-PS, nous voilà contraints encore de tremper notre plume dans une encre « amère » pour acter notre consternation et notre désarroi face à ce final d’une véritable tragédie et nous pesons nos termes.
En effet, à l’aune de la construction de notre jeune nation, ce qui se passe au parti socialiste est une tragédie qui n’interpelle pas seulement les militants socialistes d’hier et d’aujourd’hui mais tous les démocrates et, au-delà, tous les Sénégalais.
C’est dans un parti comme le parti socialiste, le rassemblement démocratique, le parti démocratique sénégalais et d’autres que des millions de Sénégalais ont trouvé leur voie vers une certaine forme de socialisation, de perception de ce que pouvoir ou opposition peuvent signifier dans un pays surtout en chantiers où, si tout est priorité, la construction du citoyen l’est encore plus.
Hier, des hommes de valeur, malgré leurs limites objectives , leurs origines diverses, leurs parcours individuels différents, ont tenté de participer à cette construction de cet  «homo sénégalensis» comme disait l’autre, et loin de nous une quelconque tentative d’idéalisation de ces hommes
Nous leur reconnaissons néanmoins une dimension bien supérieure à certains de leurs héritiers de ces dernières années ; beaucoup d’entre eux ne semblent nullement percevoir la responsabilité déposée entre leurs mains.
Qu’elles nous semblent frêles au vu des enjeux !
La tentation légitime de beaucoup d’autres Sénégalais auraient pu être au mieux de se désintéresser de ce qui se passe à colobane (siège du parti socialiste) ou au pire de dire que c’est bien fait pour eux mais, o divine surprise, beaucoup s’en désolent profondément et même vont jusqu’à prendre des positions très tranchées
Sans ressembler à quelqu’un qui auraient pris parti, je note juste que ce qui choque le plus, sans même préjuger des raisons des uns et des autres, c’est le sentiment de voir une famille participer au convoi d’un des leurs propres membres vers la guillotine( avec une apparente délectation chez certains d’entre eux
D’autres d’ailleurs ont, à cet égard, une lecture plus tranchée en affirmant que c’est des membres de cette famille qui imposent même la cadence infernale vers la potence.
Aucune issue de secours n’est laissée à leurs déjà «ex frères» En effet, comment peut on dans les mêmes mois où est programmé le jugement au tribunal correctionnel, la direction du parti socialiste finalise son «projet de mise à mort.» Curieuse coïncidence si c’en est une.
Pour beaucoup, ce serait tout à la fois une manière de dicter, voire de légitimer par avance la sanction attendue et espérée contre leur ex frère devenue adversaire voire plus.
Mais alors que reste t-il du projet premier de bâtir un parti uni et solidaire tout occupé à une conquête démocratique du pouvoir ?
Peut-être rien sinon des projets individuels pour s’assurer son beefsteak quotidien, son petit matelas de cfa, ses entrées dans les lambris dorés du ou des palais etc…
Petit, très petit comme perspective, mais peut-être pas pour certains qui vous disent: «plus jamais dans l’opposition ,y en assez des galères qui creusent nos joues, non pas de faim assurément pas ( on a quand même mis de coté quelques moyens de subsistance) mais de faim de ces privilèges évoqués plus haut.
Voila donc la substantifique moelle de cet os qu’on veut préserver pour le ronger tranquillement en faisant le deuil de toute ambition plus noble ; voila pourquoi on est prêt à scalper ses «parents» les plus proches et sans état d’âme.
Le rideau risque de se baisser sur un dénouement où nous laisserons, à coup sur, des plumes et nous tous, car c’est l’image déjà entamée des partis politiques qui en sera ternie durablement et, par dessus tout, toute notre considération pour nous-mêmes et nos valeurs.

XAMLE

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