C’était dans l’air du temps depuis un moment et ce qui devait arriver arriva: le parlement du parti, en bureau politique ce samedi 30 décembre 2017, a approuvé l’exclusion de Khalifa Sall, Bamba Fall, Idrissa Diallo, Aminata Diallo, Madiop Diop, Banda Diop, Palla Samb, Aïssata Tall Sall entre autres.  65 personnes au total. Pour faire court: le Parti socialiste version Tanor Dieng vient d’exclure définitivement du PS l’aile dissidente couleur Khalifa Sall. Aux bannis on reproche «d’avoir posé des actes de défiance notoires portant gravement atteinte à l’image, à  l’unité et aux intérêts du parti. Parmi ces actes, il y a aussi la création de mouvements de soutien à caractère politique et constitution de liste concurrente lors des législatives.» La messe est dite.

Après le fameux congrès sans débat de 1996, les défections retentissantes de Djibo Ka et Moustapha Niasse entre 1998 et 1999, la chute vertigineuse de 2000 et la traversée du désert qui s’en est suivie jusqu’à la main tendue de Macky Sall en 2012, le Parti socialiste vient de vivre en ce samedi 30 décembre 2017 son énième mort. Point de chrysanthèmes cependant. La « mise à mort » politique de Khalifa Sall et Cie participe d’une aventure périlleuse. De celle qui mine aujourd’hui des partis politiques de l’acabit du PDS, Rewmi ou l’AFP. Mais Tanor Dieng l’ignore-t-il? Qu’a-t-il à gagner à envoyer Khalifa Sall à l’échafaud ?

Le PS vient de se séparer de ses enfants parmi les plus représentatifs. On ne se sépare pas de Bamba Fall, d’Idrissa Diallo, de Barthélémy Dias et vouloir minimiser la chose. C’est l’âme même du parti post-Abdou Diouf qui part aujourd’hui en fumée. Au départ, si les divergences entre Ousmane Tanor Dieng et Khalifa Sall étaient d’ordre idéologiques, elles ont connu après des soubassements purement politiciens. Tanor étant partisan d’un « partage » du pouvoir avec Macky Sall. Khalifa militant pour un retour dans l’opposition en règle pour mieux reconquérir le pouvoir. Qui a tort? Qui a raison? Pour le moment, Khalifa Sall est le grand perdant de ce jeu d’ombres dont les marionnettistes sont à des niveaux insoupçonnés. Le sort du Parti socialiste, lui, attendra…

En son Palais, Macky Sall doit se frotter encore et encore les mains devant une telle déliquescence des forces internes de ses alliés. Politiquement, il est preneur puisqu’il aura la latitude de tirer toutes les ficelles maintenant et plus tard. Moustapha Niasse, l’autre « grand ami » de Tanor Dieng doit également se frotter les mains à l’heure actuelle. Lui qui n’aurait pas fait son deuil du pouvoir ultime doit rire sous cape. Car, il est question d’implosion du Parti socialiste. Une formation éparpillée aujourd’hui en mille morceaux…façon puzzle.

XAMLE

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