L’Etat de Côte d’Ivoire est considéré comme un « pays pré-émergent » à la Bourse de Londres (London stock exchange) et figure parmi les six pays africains qui sont à la frontière de l’émergence, qu’en est-il du Sénégal ?

Après de cinq ans de slogan «Sénégal émergent» de programmes et projets, qu’en est il pour de vrai sans faux fuyant, sans discours alambiqués voire pseudo technocratiques ou même démagogiques qui renvoient dans les cordes tout contestataire éventuel qualifié tout de go d’anti patriote opposé au développement de son pays?
Un premier et non moins important élément : le taux de croissance au dessus de 6% depuis quelques années et le taux d’inflation semble t-il pas très au dessus de zéro
Alors ? Au regard des fameux critères de nos partenaires que demander de plus ?
Et n’oublions pas les grands chantiers de l’ère Macky: autoroute Ila Touba,Train express régional (TER) et quoi d’autres ? Rien ! Plutôt si : l’achèvement ou la mise à exécution de grands projets de l’ère Wade entamés ou déjà budgétisés, ou mis en maquette et gardés pour d’autres moments plus propices à leur réalisation : l’AIBD , la VDN, les ouvrages prévus dans les sept merveilles (dont le Grand Théâtre déjà réalisé et le musée national), les fameux projets négociés dans le premier compact du Millenium Challenge, la mise en oeuvre du projet Takkal qu’ils ont essayé de dénaturer d’abord, puis finalement d’appliquer en l’affublant de toutes sortes de dénominations pour effacer le terme dans la mémoire collective des Sénégalais. Et l’émergence dans tout cela ? il semble que c’est un véritable pétard mouillé que ce slogan à la sauce sénégalaise.
Qui a réellement émerger quand le secteur privé qui devait porter notre développement se plaint de sa marginalisation de plus en plus accentuée au profit de sociétés étrangères qui spolient notre pays pour le bien de leur nation ; c’est d’ailleurs l’occasion de revenir sur le fameux taux de croissance tenu en bandoulière et ressassé à tout va. Ce sont en réalité les sociétés de ces étrangers (BTP, Téléphonie, ressources extractives et même plus récemment Distribution etc) qui portent «cette croissance».
Ainsi, là repose la grande insatisfaction des Sénégalais par rapport au résultats bruts de ce régime et cela transcende les secteurs d’activité, les corporations, les tranches d’âge ou autre.
Des secteurs sociaux (éducation, santé et affaires sociales) au secteurs économiques (économie formelle ou informelle), tous ressentent une vague à l’âme terrible voire plus.
Les jeunes, principaux pourvoyeurs de cartes électorales qui ont aidé à mettre en place ce régime, sont peut-être les plus désabusés. Beaucoup ont le sentiment de s’être prêtés à une grande farce dont malheureusement ils sont les principales victimes.
Aux promesses de 500 000 mille emplois, on leur a imposé tout d’abord le silence puis devant leur insistance on a commencé à leur annoncer des chiffres d’emplois crées à leur donner le tournis ; chacun d’eux face à la parole d’un adulte qui plus est ministre de la république se surprenait à scruter du coté de son voisin ou plus loin encore dans une région voisine ou plus éloignée encore pour percevoir l’ombre de ces emplois.
Il n’y a guère, on a commencé à les accuser d’être sans formation donc incapables d’assumer les emplois disponibles.
Et ce ne sont pas les fameux financements des fameux fonds qui entretiennent plus la galerie voire le petit potentiel des futurs réserves électorales qui y feront grand chose ; en face de millions de chômeurs potentiels on annonce à grand renfort de tamtams et de chants dithyrambiques 500 millions voire moins et le tour est joué.

M.S./XAMLE

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