«Nous connaissons les commanditaires». Hier, lors de la conférence de presse du collectif des cadres casamançais au lendemain du carnage de Borofaye (Casamance), Pierre Goudiaby Atepa n’a pas mis de gants pour indexer du doigt les présumés commanditaires et auteurs de ce drame qui n’a pas fini de secouer le Sénégal et sa région sud. Que dit le président du collectif des cadres casamançais? Il rejoint un peu les informations relatées hier par Xamle.net et qui disaient que derrière cette série d’assassinats, il fallait voir une connexion entre Yaya Jammeh et une frange isolée du MFDC. “Ce sont des éléments incontrôlés du Mfdc qui sont responsables de ce qui s’est passé”, réitère le collectif des cadres casamançais par la voix de Pierre Atepa.
Tout convergerait aujourd’hui vers des éléments isolés du MFDC qui auraient mille raisons de se souvenir du Sénégal et de la Casamance. En toile de fond et comme “mobile” du massacre subsiste la lancinante question du bois. Objet de toutes les convoitises, la coupure du bois par ces 13 personnes tuées n’auraient pas trouvé le consentement de ces rebelles assassins. D’après nos informations, cette faction isolée du MFDC n’accepte plus que cette zone soit redevenue “sénégalaise” et ait échappé au contrôle du MFDC. Il nous revient qu’en haut lieu, certains membres du MFDC étaient au courant de la tentative de certains de ses éléments de perpétrer une action dans la région. S’en sont-ils ouverts au collectif des cadres casamançais pour que Atepa et Cie soient aussi bien renseignés? Au point où en sont les choses, il n’est pas osé de dire que le collectif des cadres casamançais en connait plus que de raison.
Revient alors la piste Yaya Jammeh. L’ex-dictateur gambien, réfugié aujourd’hui en Guinée Equatoriale, tirait les ficelles de la crise casamançaise en exploitant à côté la filiére bois qui lui aurait apporté une colossale fortune. Traitant à l’époque avec les Chinois, Jammeh n’avait alors  aucun intérêt à voir s’estomper le conflit. Dans la touffeur et l’indicible de la crise casamançaise, l’enfant de Kanilaye y trouvait son beurre en plus d’armer lourdement une partie des rebelles. Il n’est pas étonnant aujourd’hui de retrouver sa main dans le carnage de ce week-end de Borofaye. Est-il directement en contact avec les commanditaires tapis à Dakar comme le sussure le collectif des cadres casamançais? L’enquête, à long ou moyen terme, le dira.
Pour l’heure, Atepa et Cie doivent dépasser le cadre émotionnel et aller à l’essentiel. La crise casamançaise, que l’on croyait presque résolue, resurgit comme à l’époque de ses moments les plus sombres. Il serait indiqué pour eux de démasquer au plus vite les supposés commanditaires. Et ne pas croire que tout serait prémédité depuis Dakar. Seydi Gassama, d’Amnesty International, l’a dit: “Des mandats d’arrêts internationaux doivent être lancés” Contre qui? Suivez notre regard….

XAMLE

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