On en sait un peu sur la mort de Bourama Sané, le secrétaire général du comité inter-villageois de Boffa décédé la semaine dernière peu après son audition par la Section de recherches dans le cadre de l’enquête sur la tuerie qui a fait officiellement 14 mors. Selon L’Observateur, Sané se serait suicidé en avalant du khémé, produit hautement dangereux utilisé dans le nettoiement.

Son acte était prémédité et ses motivations étaient contenues dans une lettre d’adieu intitulé « Testament de fin de vie ». « Suite à l’insécurité des comités de lutte (contre la destruction de la forêt de Casamance), suite aux menaces des coupeurs de bois sur les comités de lutte, ma vie n’a plus de sens dans ce monde », aurait-il écrit pour justifier son geste désespéré.

Jurant n’être pas responsable de la mort des 14 exploitants de bois fusillés dans la forêt de Boffa, Bourama Sané prie pour que « triomphe la vérité ». Il assure que « personne ne (l)’a incité à attenter à (s)a vie », que son acte est dicté par le fait que sa « dignité en tant que personne morale et (son) amour pour l’environnement étaient atteints ».

Selon L’Obs, Bourama Sané, qui a avalé le poison chez lui, voulait succomber dans les locaux de la gendarmerie, histoire, souligne le journal, de dénoncer la passivité complice des autorités administratives. Malheureusement pour lui, il mort après son interrogatoire. Il devait repassé à la gendarmerie pour répondre à une deuxième convocation.

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