Par décision en date du 25 janvier 2018, le tribunal de première instance de Monaco a débouté Karim Wade, Mamadou Pouye, Bibo Bourgi, Ibrahima Aboukhalil, Dahlia (propriété de Bibo), Menzies Afrique centrale (Bibo), Coral service (Bibo), Ma engineering, AHS (Bibo- Pouye) et Menzies middle East and africa sa, qui avaient demandé l’annulation de la saisie-arrêt (procédure par laquelle un créancier retient de l’argent ou des biens devant être remis par un tiers à son débiteur) signifié par l’Etat du Sénégal sur leurs comptes logés à la Bank Julius Baer afin de recouvrer 10 milliards de FCFA.

Pour les juges, l’acte posé par l’Etat est ‘’régulier et il doit produire ses entiers effets’’.
Pour rappel, dans l’affaire Karim Wade et Cie, le 26 juin 2014, les autorités sénégalaises avaient délivré une demande d’entraide pénale internationale destinée à l’Etat de Monaco, pour la saisie conservatoire des avoirs détenus dans 24 comptes bancaires contrôlés par Karim Wade, ses proches et plusieurs de leurs sociétés.

Par requête le 17 novembre 2015, l’État avait saisi la présidente du tribunal de première instance de Monaco pour obtenir la saisie-arrêt sur tous les fonds ou valeurs gardés au Julius Baer Bank et appartenant à Karim, Bibo, Mamadou Pouye et certaines sociétés visées dans le cadre de cette procédure.

Il mit en garantie sa créance de 10 milliards FCFA représentant les intérêts civils prononcés par la Crei suite à la condamnation de Karim Wade.

La demande sera rejetée. L’Etat reviendra à la charge le 11 décembre 2015 devant la Cour d’appel de Monaco. Dans son verdict, cette juridiction autorise l’État à pratiquer deux saisies-arrêts du même montant chacune (10 milliards), d’abord sur les avoirs détenus par les mis en cause présumés et ensuite, sur les comptes des sociétés visées par la procédure.

Les détenteurs des comptes bancaires en question ont fait appel de cette décision. Rendant son verdict en date du 25 janvier 2018, le tribunal de première instance de Monaco a débouté Karim Wade et Cie.

Libération

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