Le procès du maire de la Ville de Dakar se poursuit à la salle 4 du Palais de justice. Khalifa Sall a été rappelé à la barre par Me Demba Ciré Bathily. L’objectif, montrer comment l’Etat a mis les bâtons dans les roues de la Ville de Dakar concernant les projets du pavage de la Ville, l’équipement en gazon synthétique des stades et terrains des 19 communes, la réfection de la Place de l’Indépendance, la gestion des ordures, entre autres…

Concernant le pavage de la ville de Dakar, un investissement de 15 milliards a été fait. Un investissement qui faisait travailler, selon le maire de Dakar, plus de 1000 jeunes, sans compter les 3000 autres en attente de formation. La aussi, raconte Khalifa Sall, la mairie s’est confrontée à une “asphyxie financière“. L’édile de la capitale de préciser que, contrairement à ce que pensent bon nombre de sénégalais, c’est une entreprise étrangère, plus précisément Burkinabé, qui avait gagné ce marché, “Venis achat”.

Cette asphyxie financière ne provient que de la rétention des impôts“, dénonce Khalifa Sall qui confie, qu’à cet effet, c’est l’Etat qui doit mettre à la disposition des mairies les recettes d’impôts.”C’est pourquoi nous avions contourné ce problème en contractant des prêts au niveau des banques… Avant, le percepteur avait son chéquier au niveau de la Cbao“, poursuit-il. Mais, selon toujours M. Sall, depuis un certain temps, ce n’est plus le cas.

Parmi les projets qui ont souffert de cette “asphyxie financière”, l’équipement des stades et terrains des 19 communes de Dakar. Khalifa Sall de confier qu’un appel d’offres a été lancé pour que ces 19 communes puissent se doter de gazon synthétique. “J’espère que la aussi l’Etat ne va pas dire que : ‘Vous n’avez pas le droit…’“, dit-il.

A la question de savoir si la relation entre la Ville de Dakar et les banques n’ont pas été entravées à cause des agissements du régime en place, en son encontre, Khalifa Sall de répondre: “Je suis un homme politique. Je mène un combat politique et le régime en place utilise tous les moyens de nous entraver. C’est à nous aussi de trouver les moyens de les surmonter…“. Pour ainsi dire que ce “combat”, sera difficile pour eux.

Dans autre registre, le maire de Dakar a été interpellé par Me Borso Pouye sur ses relations avec les employés de la mairie. “Plus de 4000 agents travaillent à la mairie“, confie-t-il. Non sans préciser qu’au moment de sa prise de fonction, il n’a pas jugé nécessaire de se débarrasser d’eux, s’ils font bien leur travail. “Je les ai trouvé sur place, je n’en connaissais personne et je n’en ai nommé personne“, précise le maire de Dakar.

Le maire Khalifa Sall insite sur le fait que ce procès est “purement politique”. Il revient ainsi sur l’audience qu’il a eu avec l’autorité en juin 2012. Une “offre” lui a été faite à cet effet. “Offre” qu’il a déclinée. “Je n’ai pas rencontré le chef de l’Etat depuis septembre 2012. Ce n’est pas ça le problème. Je pense que je suis un homme politique. Je trouve dommage d’utiliser les moyens de l’Etat pour mener des combats politique. J’ai l’habitude“, conclut Khalifa Sall avant que le président Malick Lamotte ne suspende la séance pour 15 mn.

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