Les députés ont adopté, hier, le projet de loi n°02/2018 relatif à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires, ainsi que le projet de loi n° 03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre que le faux monnayage est un fléau portant atteinte au crédit public et à la confiance des citoyens. « Il est de nature à troubler fortement l’équilibre économique d’un pays», a-t-il précisé. D’après Amadou Bâ, la lutte efficace contre le faux monnayage requiert des moyens adéquats, notamment juridiques. « En outre, la dimension du phénomène justifie qu’en lieu et place de réponses isolées et limitées à la sphère nationale, la communauté internationale se soit très tôt impliquée, en élaborant la convention internationale pour la répression du faux monnayage, conclue à Genève le 20 avril 1929», a-t-il rappelé.

Mieux, le ministre a fortement souligné la gravité du problème de la circulation de faux billets dans l’espace Uemoa, « raison pour laquelle le conseil des ministres de cet organe a adopté le présent projet de loi avec obligation aux Etats membres de l’intégrer dans leur arsenal juridique»,  a explicité le ministre, Amadou Bâ, qui est d’ailleurs d’avis qu’une large sensibilisation s’avère indispensable ainsi qu’une large communication sur les indices permettant de reconnaître les faux signes monétaires. Surtout, à son avis, que la circulation monétaire au sein de nos Etats est essentiellement fiduciaire. « Il nous faut parvenir à des transactions sécurisées, utilisant de plus en plus les services bancaires et la monnaie électronique en lieu et place d’échanges à base de monnaie fiduciaire. Les signes monétaires saisis, par tout agent économique, sur les faussaires, doivent être obligatoirement remis  à la banque centrale», a-t-il insisté.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here