Le Procès de l’Imam Alioune Ndao et Cie a été renvoyé au 14 mars par le juge Samba Kane à cause de la recomposition du tribunal… Toutefois, des souhaits ont été formulés par les avocats de la défense. Des demandes de liberté qui ont toutes été rejetées par le juge Samba Kane.

Ibrahima Ly, Assane Camara et Omar Keïta, leurs avocats ont plaidé pour que ces derniers puissent bénéficier d’un liberté provisoire du fait que, estiment Mes Borso Pouye, Moussa Sarr, Babacar Sèye, Ciré Clédor Ly, entre autres, que les charges retenues en leur encontre n’ont pas lieu d’être.

Pour le cas de Omar Keïta, son avocat estime que le juge n’a pu articuler aucune charge à son encontre et que son cas « n’aurait jamais du être renvoyé à cette juridiction (…) Le juge ne renvoie pas sur la base de preuves, mais de charge…« . Avant d’inviter à l’examen l’ordonnance de renvoi… C’était sans compter avec l’opposition catégorique du ministère public.

« Assane Camara a été jusqu’en Tunisie où il a été refoulé pour ces faits… Il n’est pas rentré au bercail de son propre chef…« , réaction du procureur qui a indigné Me Sèye qui reconnait qu’il a bel et bien été refoulé, « mais parce qu’il n’avait pas assez d’argent pour survivre dans ce pays, alors que vous dites qu’il finance le terrorisme« , accusation qu’il qualifie de « très grave ».

« Comment quelqu’un qui, par faute de moyens, refoulé de la Tunisie peut-il financer le terrorisme?« , se demande-t-il. L’avocat considère que le « terrorisme est un fonds de commerce pour certains pays… Il y a des financements dont bénéficient ces pays… Et parce qu’il priait assidûment, il dirigeait des prières… C’est pour cette raison qu’on l’accuse de terroriste… »

Ces plaidoiries n’ont finalement pas convaincu le juge qui a décidé de maintenir Ibrahima Ly, Omar Keïta et Assane Camara en prison car, estime-t-il, il n’existe aucune garantie de représentation judiciaire et qu’il peut y avoir risque de trouble à l’ordre public.

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