Sous administration provisoire depuis trois ans, la politisation de l’institution financière, entre autres griefs ont fait sortir les employeurs du Crédit mutuel sénégalais dans la rue ce mardi. 

Après trente (30) ans d’existence, l’institution financière n’a jamais connu de remous. Cependant ce mercredi après quelques tractations non concluantes avec l’administration , le collèges des délégués et quelques mandataires ont fait face à la presse pour lister leurs maux.

A l’issue de la réunion statutaire, le délégué du personnel, Mansour Bâ pense que le « Cms est sous administration provisoire, depuis le 20 janvier 2017. Malgré des documents relatifs à un supposé apaisement de la part des délégués, nous avons fait des propositions en retour, mais celles-ci sont restées vaines. Nous sommes seuls à faire des concessions, même en notre défaveur, mais l’employeur ne suit pas. Sinon, nous n’en serions pas là. C’est un secteur sensible car l’institution date de trente ans et qui n’a jamais connu de soubresaut, mais à l’impossible nul n’est tenu », se plaint Mr Bâ.

A l’en croire, selon l’article 11 et 12 qui sont en réalité confinés dans le document, « les montants ne sont pas définis car payés au prorota. Nous avons été à l’Inspection du Travail pour signifier le différend qui nous oppose et nous avons reçu un pv de non conciliation, l’IT nous ayant conforté dans notre position. Elle a même incité à l’employeur de payer, à défaut d’être hors la loi. Nous avons déposé aussi une plate forme revendicative à la Direction du Travail. Sur ce, nous avions eu deux rencontres avec l’employeur qui n’a pas fléchi dans ses positions. En réalité, ce préavis de grève date de l’année dernière, on avait juste différé cela, par rapport à la demande sociale ». 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here