La dette du Sénégal préoccupe l’ancien Président Abdoulaye Wade. Dans une correspondance adressée au président du groupe Liberté et Démocratie, le pape du Sopi propose que l’opposition fasse une sortie pour mettre en garde les bailleurs de fonds du gouvernement. Xibaaru publie in-extenso le contenu de la lettre de Me Wade à Me Madické Niang.

Le Secrétaire Général National

A Maître Madické Niang

Président du groupe parlementaire

Liberté et Démocratie

                                                 Déclaration

Nous, personnalités politiques de l’opposition, soussignés,

Agissant en qualité de mandataires naturels et légaux de nos Partis,

Apprécions le fait que des pays, des sociétés et des institutions prêtent de l’argent à notre pays à travers son Gouvernement, même si ce dernier est d’un parti ou une coalition auquel nous sommes opposés dans le cadre de la concurrence normale autour de la conquête démocratique du pouvoir.

Dans notre pays, l’endettement par le Gouvernement est encadré par l’Assemblée nationale car il faut son autorisation.

Chaque année la loi de Finances fixe le montant autorisé de l’emprunt, montant et monnaies.

C’est dire que le Gouvernement ne peut, tous moyens cumulés, prêt direct, aval, lettre de confort, emprunter au-delà du montant autorisé.

Comme nul n’est censé ignorer la loi, vous ne pourrez pas évoquer l’ignorance de la loi. Si vous prêtez au-delà du montant autorisé, vous serez malvenus d’évoquer l’ignorance de la loi. Donc ceux qui enfreindraient la volonté de la représentation parlementaire et surendetteraient notre pays ne s’en prendront qu’à eux même, s’ils ne sont pas remboursés. En effet un proverbe latin connu dit : ‘’nemo auditur turpidunem propriam alegans’’, qui veut dire : Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Vous ne pourrez saisir valablement aucun tribunal car nous vous opposerons cette sentence latine.

Arrivés au pouvoir, nous paierons les dettes contractées dans des conditions légales mais pas les dettes frauduleuses contractées en marge de la loi, en toute connaissance de cause des préteurs.

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