Seule certitude pour l’heure : l’Imam Ndao et Cie ont reçu du soutien. Leur procès se poursuit devant la Chambre criminelle spéciale, où ils sont attraits, pour financement du terrorisme, acte de terrorisme par menace, blanchiment d’argent, etc. Les accusés ont avoué, dès le début de l’interrogatoire, l’aide de proches, mais aussi de réseaux criminels dont ont bénéficié des sénégalais candidats au djihadisme.

Pour retourner au bercail en ordre dispersé, Abdou Akim Bao, Makhtar Diokhané, Ibrahima Diallo, Saliou Ndiaye, entre autres, ont manifestement bénéficié de plusieurs réseaux de soutien. Il avait des amis issus du milieu des terroristes, d’autres du milieu de la radicalisation islamiste et puis les leaders de Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de Boko Haram.

Les suspects apparaissent, à ce stade du procès, comme ayant eu un rôle central dans la constitution des commandos et la préparation logistique d’un projet d’attentats, dont la cible est restée secrète. Ce qui frappe, c’est d’abord la collusion entre les accusés et Abdelmalek Droukdel, sur qui pèse des soupçons de financement d’un groupe terroriste.
Il ressort de l’ordonnance de renvoi que des chefs de sectes djihadistes ont transmis de l’argent à certains membre de la bande de l’Imam Ndao pour continuer à faire fonctionner leur réseau. La deuxième épouse de Makhtar Diokhané a révélé mercredi l’existence d’une enveloppe de 22 000 Euros, reçue d’un chef de la secte Boko Haram. Selon son mari, qui se réclame djihadiste, l’argent devait servir à un travail qui allait se faire au Sénégal. En réalité, l’argent venait de Abubakr Sheikau.
Coumba Niang a reconnu avoir distribué plusieurs sommes d’argent à des amis de son mari, dont Latir Niang, Aboubakri Guèye et Ibrahima Diallo. Ces accusés avaient eu connaissance d’un accord et du danger qu’ils ont pu faire courir au Sénégal, selon le parquet. Les interrogatoires ont mis en lumière de « troubles arrangements » entre les organisations terroristes Boko Haram et Aqmi en collusion avec l’Imam Ndao et Cie…

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