Bamba Fall apparait de plus en plus comme un homme politique aux frasques aléatoires. Après l’épisode de son rapprochement supposé avec le chef de l’Etat, il s’est retourné pour fustiger ce dernier après la condamnation de Khalifa Sall. Mais avec le tollé suscité par le système de parrainage, il n’a daigné piper mot. De quoi retourne son silence remarqué qui intrigue de plus en plus les sénégalais ?

S’il est avéré que la politique procède parfois d’une logique qui n’a pas de logique, il y a fort à parier que l’édile de la Médina mijote « quelque chose » depuis un certain temps. Le « clair-obscur » devient de fait son penchant du moment dans un landerneau politique national où l’adversaire est susceptible de se transformer étrangement en allié chevronné, au gré de la fluctuation des intérêts contingents. En effet après avoir tressé des lauriers au chef de l’Etat qui a naguère dépêché son premier ministre pour lui présenter les condoléances de la République, suite au décès de son oncle ; le premier magistrat de la Médina s’est ensuite retourné pour le « fusiller » après la condamnation de Khalifa. Déchirant ainsi la conscience des sénégalais qui n’arrivent plus à comprendre sur quel pied il danse. Ainsi, le temps faisant toujours son œuvre, l’imposition du système de parrainage qui a soulevé l’ire de tous les opposants, a laissé un Bamba Fall complètement aphone.

A l’évidence, tous les leaders politiques de l’opposition ou presque ont rejeté le parrainage qu’ils perçoivent comme une volonté manifeste du Président Sall de s’accorder les faveurs de sa réélection en 2019.Mais jusqu’au moment où nous mettions sous presse, le lieutenant de Khalifa Sall n’a en pipé mot. Ce qui fait dire à certains observateurs qu’il donne l’impression d’avoir déjà parrainé le parrainage. Ce qui en l’espèce, ne lui permet pas de se prononcer là-dessus.

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