Les députés de l’opposition (Groupe Liberté et Démocratie et députés non-inscrits) ont décidé de boycotter la séance d’adresse de son Excellence le Président du Cap Vert ce jeudi 26 avril 2018 pour la plénière. 

« Le discours d’un Chef d’Etat étranger devant l’Assemblée nationale a pour but d’exalter le prestige et la place éminente de l’Assemblée nationale elle-même dans l’ordonnancement des institutions, et en même temps, de magnifier les relations entre les pays et l’amitié entre les peuples ; peuple dont l’Assemblée nationale est l’émanation de la souveraineté. 

Aussi, nous députés de l’opposition (Groupe Liberté et Démocratie et députés non-inscrits) aurions été très honorés, en d’autres circonstances,  de prendre part à la séance plénière de l’Assemblée nationale convoquée ce jeudi 26 avril 2018 pour écouter le message du Président du Cap-Vert, Son Excellence M.Jorge Carlos DE ALMEDA FONSECA. Toutefois, dans le contexte actuel de graves atteintes aux libertés collectives et individuelles qui prévaut au Sénégal avec la révision de la Constitution intervenue le jeudi 19 Avril,

après consultation entre les leaders de l’opposition, les députés du groupe Liberté et Démocratie et les députés non-inscrits, nous nous sommes accordés sur la nécessité de lancer un signal fort à l’opinion nationale et à la communauté internationale », lancent-ils dans un communiqué parvenu à Senego.

Par cet acte, ils veulent « dénoncer la répression sauvage et barbare dont les Sénégalais ont été victimes, protester solennellement contre les violations  répétées du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dont le point d’orgue a été le vote sans débats de la loi de révision constitutionnelle. Condamner la décision, sans précédent depuis 1962, du Président de l’Assemblée Nationale de faire intervenir les forces de l’ordre au sein de l’Hémicycle pour faire expulser un député, exprimer notre plus vive condamnation et nos fortes inquiétudes pour la démocratie sénégalaise, suite aux nombreuses arrestations de leaders politiques et de citoyens sénégalais, empêchés sans autre forme de procès d’exercer librement leur droit constitutionnel de marche et de manifestation », conclut le document.

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