En réponse à une question du juge Samba Kane, Imam Alioune Badara Ndao, a dit, en des termes clairs, sa conception du djihadisme. Il perçoit d’une manière très antagoniste le djihadisme avec l’Occident.

Après près de deux tours d’horloge d’interrogation, le juge Samba Kane a fait visionner une vidéo trouvée dans l’ordinateur de l’Imam arrêté pour des liens avec le terrorisme.

C’étaient 40 mns de visionnage qui ont permis de voir une vidéo où des terroristes livrent une rude bataille en Irak. On a pu aussi voir des hommes qui exécutent froidement d’autres du camp adverse, pour la plupart des soldats, au regard des tenus qu’ils portaient.

A la fin du visionnage, Imam Ndao s’est encore livré à l’opération questions/réponses avec le juge.

A la question de savoir quelle conception a-t-il du terrorisme, l’imam de dire clairement qu’il a une conception coranique du Djihadisme.

« Selon le Coran, est djihadiste, celui qui fait des efforts, celui qui parvient à maîtriser ses désires mondains, se livre à  la quête de la connaissance, et prend bien soin de sa famille. Et sur ce point, j’ai dit aux enquêteurs que je suis un djihadiste pur et dure », a répondu Imam Alioune Badara Ndao, en réponse au juge qui lui rappelait la réponse qu’il avait servie aux enquêteurs.

En effet, selon le tribunal de Dakar, Imam Ndao avait dit aux enquêteurs qu’il était djihadiste d’une manière pure et dure. Sur ce fait, l’homme religieux de repréciser sa réponse: « les enquêteurs ont mal interprété ou n’ont pas compris ma réponse. Je n’ai pas une conception occidentale du djihadisme. Pour moi, selon le coran, est djihadiste je le rappelle, celui qui fait des efforts, qui renforce ses connaissances islamiques, en travaillant durement pour le bien de sa famille, en donnant l’aumône aux pauvres. Le djihad par la force est l’apanage de l’Etat ».

L’ordinateur de Imam Ndao contenait beaucoup de vidéos, selon le tribunal sur l’Etat Islamique. Sur ce fait, l’Imam, en réponse à ce fait, a indiqué au tribunal qu’il a téléchargé ces vidéos dans le cadre de ses recherches sur tout ce qu est lié à l’islam en précisant que cela n’a aucune relation avec un quelconque projet djihadiste.

« C’est depuis 1979 que j’ai commencé à faire des recherches sur l’islam et toutes les organisations qui se réclament islamiques m’ont intéressé. Ce, depuis la guerre d’Irak jusqu’à aujourd’hui. Et comme je l’ai déjà dit, cela m’inquiéterait que l’on se limite seulement sur mes recherches faites sur l’EI qui est un fait récent, qui n’a que deux ans. Je me suis aussi intéressé à d’autres choses comme ce qui se passe au Mali et dans d’autres pays du monde », a indiqué l’Imam Ndao.

Pour Imam Ndao, pour toute personne qui, comme lui ambitionne d’éduquer, doit impérativement savoir ce qui ce passe dans le monde afin de pouvoir préserver les personnes des différents maux qui gangrènent le monde.

« Cette vidéo contient deux parties : La première montre des sunnites qui sont massacrés et la deuxième des sunnites qui se sont vengés. Mais il faut noter une chose, c’est les musulmans qui se battent entre eux en terre musulmane qui est l’Irak.

C’est des musulmans qui se battent entre eux et qui perdent leur bien. En suite, dans le cadre de nos enseignements montrer les choses comme cela se passe, est ce qu’il est normal, au 21ème siècle que l’on puisse vivre de pareilles choses, c’est dans ce seul contexte que j’ai enregistré ces vidéos dans ma machine », a rajouté Imam Ndao face au juge.

« Je n’adhère pas à de pareilles pratiques.  D’ailleurs, je ne crois pas que ces gens se battent pour l’islam. Je dois préciser, cette salle est remplie de mes disciples. Personne d’entre eux n’est une fois venu me dire qu’il veut aller se battre dans les rangs Djihadistes. En plus, si j’étais quelqu’un qui incitais des personnes à aller faire le Djihad, je pense que je m’y rendrai le premier », a renchéri Imam Ndao.

De conclure : « Je dois préciser que je ne suis pas d’accord avec la démarche de ces gens, je ne suis pas d’accord que des tonnes de bombes soient déversées sur des immeubles et sur des personnes ».

Les interrogations se poursuivent, on y reviendra…

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