Ça s’effrite à l’Apr avec des prises de position contre le président du parti et ça tremble chez les alliés dynamités de l’intérieur, à 9 mois de la Présidentielle de 2019.

Chantages et luttes de positionnement font florès à l’Apr dont certains de ses membres fondateurs sont en bisbilles voire à couteaux tirés. Un malaise accentué à cause du choix récent du président de mettre en place une équipe de campagne pour sa réélection en 2019. Où Moustapha Cissé Lô, Youssou Touré, Alioune Badara Cissé (très loin de sa base de Saint-Louis même si sa neutralité est évoquée en tant que médiateur), qui revendiquent une légitimité historique, sont laissés en rade. Mahammad Boun Abdallah Dione, Ismaila Madior Fall, Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Touré, Omar Youm, ElHadj Kassé, sont entre autres, les nouveaux leaders du président.

Écartés des instances, ces responsables de la première heure, naturellement  frustrés, sont dans une logique de survie, voire de confrontation. Aussi multiplient-ils les sorties au vitriol contre certaines positions du président de la République dans la gestion de l’Apr. Une alliance envahie tous azimuts par des « transhumants sans sel, sans punch ». 

Ces querelles de clochers impactent aussi sur les alliés dont certains sont dans la tourmente avant que le navire Apr ne soit en détresse.

Par exemple, l’Afp se remet difficilement de la rébellion de Malick Gakou  qui a refusé de se ranger derrière la candidature de Macky Sall, avant de créer son propre parti, le Grand parti.

Auparavant, le grand frère, le Parti socialiste (Ps), a failli clore son destin avec les affaires Bamba Fall et Khalifa Sall. Ces derniers et leurs camarades qui voulaient une candidature du Ps en 2019, ont été exclus «pour non-respect des textes».

La Ligue démocratique (Ld), minée de l’intérieur, s’est éclatée en deux morceaux, la Ld et la Ld debout. Avant que ses deux anciens secrétaires généraux, Abdoulaye Bathily et Mamadou Ndoye ne portent l’estocade avec des attaques virulentes contre le régime de Macky Sall.

Le Pit n’a pas échappé à ce tsunami. Chez ces communistes, il y a eu divergence sur le choix du ministre Samba Sy. Notamment la nomination «unilatérale» du secrétaire du parti  au poste de ministre du Travail. Entraînant ainsi des sueurs froides chez les camarades de Habib Sy.

En dernière instance et en dernière analyse, ces camarades rebelles avec des nerfs tendus et qui luttent aussi pour leur survie, pour une certaines légitimité légitimité, dénoncent ce manque d’ambition de leurs partis arrimés sans condition à l’Apr. Face à une vague d’indignation de l’opposition qui recolle ses morceaux autour de trois fronts prêts à prendre l’assaut du Macky.

A moins que les appels du pied pour une tranquillité d’esprit au sein de l’Apr  du ministre Mbagnick Ndiaye et les sages du parti soient entendus…Afin que tout le monde rentre dans les rangs…

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