Les ménages continuent de souffrir. L’eau a cessé de couler dans les robinets de certains quartiers de TOUBA. L’électricité également se fait rare. Reportage !

Comme à chaque célébration du Grand Magal, les populations de Touba et environs ont renoué avec la sempiternelle pénurie d’eau et le rituel des coupures d’électricité. Le phénomène dont les origines remontent à plusieurs décennies a fini de provoquer des agitations au sein de certaines populations qui parfois vont jusqu’à manifester leur amertume sur la place publique.

Les souffrances des pèlerins qui génèrent un sentiment d’écœurement et de lassitude se passent de tout commentaire. Avant cette année, les populations étaient plus confrontées aux pénuries d’eau. Mais cette édition du Magal sera surtout marquée  par les coupures d,Electricité à répétition et durant plusieurs heures dans la journée en cette période de canicule aux conséquences désastreuses (produits alimentaires avariés à cause de la chaleur à défaut d’une conservation optimales). 

«Il faut que les autorités politiques pensent à nous. Je vis dans ce quartier depuis 25 ans, et c’est cette situation que nous subissons depuis toujours», se lamente cette dame venue s’approvisionner, l’air abattue. Elle explique que la borne-fontaine du quartier était bondée de monde ce matin (vendredi) parce qu’il n’y a pas d’eau dans les foyers pour les nombreux hôtes qu’il faut recevoir pendant cette période de Magal. Et pour cela, les familles sont obligées de se doucher une seule fois par jour. 

Cap sur un autre sous-quartier , nous rencontrons Fatou Fall qui se tord de douleur après avoir parcouru une longue distance. Une grosse bassine pleine d’eau sur la tête, visiblement épuisée, s’efforçant de regagner son domicile. Même si la réalité diffère d’une zone à une autre, à l’évidence, l’eau man­que à de nombreux endroits aux populations. A certains endroits, elle coule rarement. A d’autres, la pénurie est totale, voire sur plusieurs jours. Et quand l’eau vient dans ces conditions et à des heures incertaines, la pression reste faible.

Une situation pitoyable qui génère non seulement la colère des populations, mais aussi de graves problèmes économiques.

XAMLE