A la tête d’un pays où tout est urgence, le président Macky fait l’objet de critiques, même de la part de son allié et non moins rival pour toujours, Idrissa Seck ; ceci, après seulement un an passé au pouvoir.
Macky risque de voir des brassards rouges et d’essuyer des huées comme son prédécesseur. Car, outre la forte demande sociale, la crise scolaire et estudiantine, la cherté de la vie et le taux galopant du chômage, il pourrait être rattrapé par les promesses qu’il a faites aux régions qui ont abrité les Conseils de ministres décentralisés, initiés sous son magistère. Déjà, il y a celle de Diourbel qui rue dans les brancards. Il avait annoncé qu’il allait injecter 403 milliards de francs Cfa dans cette zone. C’était en juillet 2012. Près de dix mois après, toujours aucun franc n’y a atterri. D’où la complainte des élus locaux et des populations. Or, la région naturelle du Baol est un vivier électoral sur lequel il mise beaucoup. Elle abrite la capitale du Mouridisme, qu’il a promis d’assainir et de moderniser le 1er Janvier dernier. Mais, les chantiers n’ont toujours pas démarré. La région de Louga a fait écho à celle de Diourbel, pour le même motif. Les autres ayant accueilli les Conseils de ministres pourraient se joindre au concert de réclamations ; ceci, à moins d’un an des élections locales. Le cas échéant, c’est la coalition ou le parti au pouvoir qui court une bérézina. Il est évident que l’opposition va exploiter cette faille des promesses non tenues. Ce qui pourrait faire mal. Car, en dehors des responsables aguerris du Parti démocratique du Sénégal, il faudra faire avec Idrissa Seck de Rewmi, qui a commencé à « pilonner » le régime de Macky Sall.
XIBAR.NET
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