Politique (21)

Politique

Déclaration de constitution de Groupe Parlementaire

La 13ème législature de l’Assemblée Nationale commence dans un contexte politique particulier. L’opposition sénégalaise, la société civile et tous les observateurs honnêtes ne reconnaissent aucune valeur à la mascarade électorale qui a abouti au pseudo scrutin du 30 juillet 2017 planifié de longue date par le régime en place avec la complicité de la CENA et du Conseil
Constitutionnel. La dénonciation de cette non-élection, l’organisation et la mobilisation du peuple pour de nouvelles élections libres et transparentes, et la mise en place d’une justice impartiale et indépendante sont une urgence nationale.

La coalition Wattu Senegaal déclare fermement, à la face de la nation et du monde, que l’Assemblée Nationale issue du simulacre d’élections du 30 juillet 2017, est illégitime. Beaucoup de femmes et d’hommes qui auraient dû représenter le peuple dans l’hémicycle n’y seront pas du fait du hold-up électoral orchestré par Macky SALL et son régime.

A l’intérieur du pays, l’opposition, des pans entiers de la jeunesse empêchés de voter par suite de la rétention systématique de leurs cartes d’électeurs, le peuple à qui on a volé une victoire qui pointait à l’horizon, vont s’organiser et engager le combat contre la forfaiture. De l’intérieur de cette assemblée nationale du 30 juillet, même contestée, il faudra faire face aussi à la dictature rampante et remettre à l’endroit la démocratie sénégalaise.

A l’extérieur du pays, l’opposition sénégalaise et la société civile porteront le dossier à la CEDEAO, à l’Union Africaine, auprès des pays partenaires et dans tous les organismes de défense de la démocratie. De la sorte, des députés, même dans une assemblée contestée, peuvent être utiles.
Notre groupe parlementaire prendra en charge, à partir de cette position, le combat pour les libertés et la démocratie, le combat pour la reprise des élections législatives de certains centres de vote de Touba empêchées par suite de force majeure, la préservation des libertés et l’instauration d’une vraie démocratie dans notre pays.

Le Groupe est, bien entendu, ouvert à tous les députés de l’opposition sans exclusive aucune. Ses membres rempliront pleinement leurs fonctions de député qui, rappelons-le, sont au nombre de trois :
la fonction de représentation du peuple dans tous les domaines de protection et de défense de ses intérêts, la fonction de proposition de lois et celle de les voter, la fonction de contrôle de l’Exécutif.

Représentants authentiques et légitimes du Peuple et défenseurs intransigeants de ses droits et de ses intérêts, nous avons déjà constaté :

- la dégradation continue des conditions de vie des populations marquée par le renchérissement insoutenable du coût de la vie, la paupérisation croissante tant en zone urbaine qu’en milieu rural, la crise de nos systèmes (productif, éducatif, sanitaire), le chômage massif des jeunes illustré par l’intensification de l’émigration vers l’Europe et les Amériques, avec son cortège de deuils ;

- les scandales économiques et financiers qui jalonnent et rythment le quotidien de la gestion du régime du Chef de l’Etat Macky Sall (l’affaire de la transaction scandaleuse MITTAL, l’affaire PETRO-TIM, les licences télécoms, le marché du Centre International de Conférence de Diamniadio, l’affaire Bictogo, le terminal minéralier du Port de Dakar, le marché du Building Administratif, le marché du TER, l’affaire NECOTRANS, le scandale de la SAR etc.) ;

- la gestion nébuleuse et l’appropriation de ressources naturelles de notre pays par la famille, le clan et le cercle des amis et proches du Chef de l’Etat Macky Sall ainsi que les lobbys étrangers ;

- la mauvaise gestion des finances publiques, notamment par un endettement excessif et un déficit budgétaire hors norme, conduisant ainsi le Sénégal à un niveau d’extrême fragilité budgétaire ;

- les violations récurrentes des droits de l’homme, des libertés publiques, les graves atteintes à la démocratie et l’instrumentalisation systématique de la justice à des fins de règlement de comptes politiques ;

- le reniement du Chef de l’Etat Macky Sall qui est revenu sur son engagement devant la Nation et le monde entier de réduire son mandat de 7 à 5 ans ;

- le recul sans précédent de la diplomatie sénégalaise caractérisé par les échecs cuisants du Chef de l’Etat Macky Sall comme l’élection du candidat du Sénégal à la Commission de l’Union africaine qui a eu le résultat humiliant de 3 voix, toutes choses qui font passer le Sénégal du rang de pays respecté et influent au rang de pays marginalisé, tenu à distance, entretenant des relations tendues avec de nombreux Etats, notamment avec nos voisins.
Par conséquent, nous nous battrons pour une réforme pertinente de la Constitution et une prise en charge effective des intérêts des populations.

Aussi, nous nous engageons solennellement à nous battre pour :

L’adoption et la mise en œuvre de nouvelles politiques sectorielles dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la culture, des sports, etc.

L’adoption et la mise en œuvre de réformes économiques qui accroissent le rôle de nos entreprises nationales dans le développement économique et dans la création d’emplois pour résorber le chômage des jeunes, pour faire du patriotisme économique et de la préférence nationale, une réalité dans notre pays ;

L’institution d’un véritable parquet financier pour éradiquer la corruption dans notre société, dans le respect des normes internationales ;

L’instauration de la transparence dans les affaires publiques ;

L’adoption de lois plus conformes aux intérêts des populations et consacrant l’arrêt du pillage de nos ressources, notamment dans les domaines pétrolier, minier, foncier, halieutique, de l’environnement, de l’urbanisme, des collectivités locales, du foncier, etc. ;

L’adoption d’une loi sur les marchés publics à la place d’un décret que le gouvernement modifie comme il veut, quand il veut, en instaurant le principe du gré à gré pour tous les marchés supérieurs à 500 millions.

La restauration de l'Etat de droit avec notamment la libération de tous les prisonniers politiques et la suppression des juridictions d'exception ;

La réforme de la loi électorale par un mode de scrutin plus équitable, notamment avec la suppression du scrutin majoritaire à un tour, le « raw gàddu », une représentation plus juste des populations à l’assemblée nationale et un processus électoral crédible, fiable et consensuel ;

La réforme du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale pour rendre aux députés leur dignité ; l’adoption d’une loi et des décrets d’application pour rendre effectif le Statut de l’Opposition inscrit dans notre constitution depuis 2000 et le financement des partis politiques ;

La garantie d’un accès équitable de tous les partis politiques aux médias publics ;

La réhabilitation de la diplomatie sénégalaise en Afrique et dans le monde, tenant compte des relations séculaires avec les pays voisins ;

L’ancrage au Panafricanisme, à l’objectif des Etats-Unis d’Afrique et de la Renaissance Africaine avec la Diaspora comme 6e Région du Continent.

Au total, les Députés du Groupe Liberté et Démocratie s’engagent, en tant que représentants authentiques du Peuple, à demeurer en alerte permanente, avec une vigilance soutenue, pour le renforcement de la fonction législative et le contrôle du Gouvernement en vue de la restauration de l’image du Parlement et du Député.

Les Députés du Groupe Liberté et Démocratie s’engagent à se battre dans l’immédiat pour :
la reprise des élections législatives du 30 Juillet 2017 et le respect des droits des citoyens, notamment le droit de vote et la mise à la disposition effective des citoyens des cartes d’identité biométriques;

L’organisation d’élections libres, transparentes et sincères dans notre pays, avec la garantie du secret de vote.

 

Fait à Dakar, le 14 Septembre 2017

Djibo Leyti Kâ est décédé ce jeudi à la clinique des Madeleines. Il était âgé de 69 ans. Il est né le 21 février 1948 à Linguère (Louga).

Djibo Kâ était le secrétaire général de l'Union pour le renouveau démocratique (Urd), parti qu'il a fondé après avoir quitté le Ps avec fracas, à la suite du "congrès sans débat" de 1996.

Après avoir été directeur de cabinet de Senghor, il a été plusieurs fois ministre sous ce dernier et sous Abdou Diouf.

En décembre 2015, Macky Sall l'a nommé président de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt).

Voici la liste de la 13ème législature relayée par Igfm et exploitée par Senego.

BENNO BOKK YAKAAR (125)

1 Mahammed Boun Abdallah DIONNE

2 Ndèye Fatou DIOUF

3 Moustapha Cissé LO

4 Aminata GUEYE

5 Abdoulaye Makhtar DIOP

6 Aissatou Sow DIAWARA

7 Aly LO

8 Salimata KORERA

9 Mouhamadou NGOM

10 Ndèye Lucie CISSE

11 Nicolas NDIAYE

12 Sira NDIAYE

13 Cheikh SECK

14 Aminata DlAW

15 Abdou MBOW

16 Marième GUEYE

17 Seydou DIOUF

18 Ndèye Fatou Bineta NDIAYE

19 Bounama SALL

20 Mously DIAKHATE

21 Djibril WAR

22 Aminata LY

23 Abdoulahat SECK

24 Yéya DIALLO

25 Seydina FALL

26 Adji Diarra MERGANE

27 Ndiagne DIOP

28 Marie Louise DIOUF

29 Alla GUENE

30 Ndéye Fatou GUISSE

Dakar

31 Amadou Bâ

32 Marie Thérèse Aida Seck

33 Abdoulaye Diouf Sarr

34 Marie Pierre Faye

35 Jean Baptiste Diouf

36 Juliette Zingua (PS)

37 Santi Sène Agne (AFP)
Guédiawaye
38 Mika Ba

39 Anna Gomis
Pikine
40 Awa Niang

41 Pape Sagna Mbaye (AFP)

42 Aissatou Cissokho

43 Moustapha Mbengue

44 Khady Ba

45 Samba Demba Ndiaye
Rufisque
46 Souleymane Ndoye

47 Adama Kadane
Bambey
48 Khalil Ibrahima Fall

49 Bousso Ngom

Diourbel

50 Malick Fall

51 Sadio Diakhaté

Fatick
52 Pape Biram Touré

53 Khady Ndiaye

Foundiougne
54 Saidou Dianko

55 Adama Sylla
Gossas
56 Madické Diao
Kaffrine
57 Abdoulaye Willane

58 Amy Ndiaye
Koungheul
59 Yahya Sow

60 Socé Diop
Malem Hoddar
61 Ali Ndao
Guinguinéo
62 Mandiaye Kebe
Kaolack
63 Mariama Sarr

64 Mouhamed Khouraicky Niasse
Nioro
65 Moustapha Niasse

66 Dje Mandiaye Ba
Salémata

67 El Hadji M. Sall

Kolda
68 Sané Kandé

69 Coumba Baldé
Médina Yoro Foulah

70 Moussa Sabaly

Vélingara
71 Mamadou Oury Diallo

72 Aminata Diao
Kébémer

73 Serigne Mbaye Dia

74 Khadijatou Diallo

Linguère
75 Yoro Sow

76 Khamia Mbengue
Louga
77 Moustapha Diop

78 Rokhaya Diop
Kanel
79 Daouda Dia

80 Néné Marième Kane
Matam
81 Mamadou Diao

82 Coumba Hamidou Dème

Ranérou

83 Aliou Demba Sow
Dagana
84 Amadou Mame Diop

85 Fatim Sall
Podor
86 Cheikh Oumar Hanne

87 Yata Sow
Saint Louis
88 Amadou Mansour Faye

89 Khadidiatou Mbaye
Bounkiling
90 Malang Séni Faty

Goudomp
92 Malamine Gomis

93 Mariama Ndiaye

Sédhiou

94 Abdoulaye Diop

95 Mandiakhouko Sané,
Bakel

96 Ibrahima Baba Sall

97 Mariama Sakho

Goudiry

98 Djimo Souaré

Koumpentoum

99 Sidy Traoré

100 Tening Diao

Tambacounda
101 Sidiki Kaba

102 Awa Diagne
Mbour
103 Pape Sonko Diouf

104 Yacine Ndao
Thiès
105 Siré Dia

106 Fatou Sène
Tivaouane
107 Aymerou Gningue

108 Fatou Sène
Bignona
109 Oulimata Mané

110 Leopold Yancoba Coly
Oussouye
111 Aimé Assine
Ziguinchor :
112 Demba Keita

113 Ramatoulaye Diatta
Diaspora

Département Afrique du Nord :

114 Mor Kane NDIAYE ;

Département Afrique Australe :

115 Modou NDIAYE ;

Département Afrique de l’Ouest :

116 Kory NDIAYE ;

117 Marieme BADIANE ;

118 Saybatou AW ;

Département Afrique du Centrale :

119 Aboubacry NGAIDE ;

120 Bineta SECK ;

Département Amérique Océanie :

121 Aboubacry DIALLO ;

Département Moyen Orient et Asie :

122 Abdoul Kader NDIAYE ;

Département Europe de l’Ouest, Centre et Nord :

123 Demba SOW ;

124 Dieynaba SENE ;

125 Hamady GIDIAGA ;

COALITION GAGNANTE/WATTU SENEGAL (19 députés)

126 Abdoulaye Wade

127 Woraye Sarr

128 Pape Diop

129 Marie Sow Ndiaye

130 Mamadou Lamine Diallo

131 Yaye Mané Albis

132 Mamadou Diop (Decroix)

133 Sokhna Astou Mbacké

134 Madické Niang

135 Rokhaya Diouf

Mbacké

136 Serigne Cheikh Mbacké

137 Fatma Diop

138 Cheikh Abdou Mbacké

139 Fatou Mbaye

140 Moustapha Diop

Saraya

141 Mady Danfakha

Diapora

Département Europe du Sud

142 Nango Seck

143 Mame Diarra Fam

144 Mor Kane

MANKO TAKHAWOU SENEGAL (7 députés)

145 Khalifa Ababacar Sall

146 Fatou NDIAYE
147 Serigne Mansour Sy Djamil
148 Aminata Kanté
149 Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye
150 Aïssata Sabara
151 Déthié Fall

PUR (3 députés)

152 El Hadji Sall

153 Oulimata Guiro

154 Aboubacar Thiaw

COALITION CONVERGENCE PATRIOTIQUE/KADDU ASKAN WI (2 députés)

155 Abdoulaye Baldé

Kédougou

156 Moustapha Guirassy

AUTRES (9 députés)

157 Ousmane Sonko

158 Cheikh Tidiane Gadio

159 Aïssata Tall Sall

160 Aïda Mbodji

161 Demba Diopsy

162 Sokhna Dieng

163 Ibrahima Abou Nguette

164 Théodore Cherif Monteil

165 Modou Fada Diagne

Seule l’Europe du Sud a échappé à la coalition Benno Bokk Yakaar dans la diaspora. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, la tête de liste de la coalition gagnante Wattu Senegaal qui a remporté le scrutin nous explique comment et pourquoi ils ont pris le dessus sur la coalition au pouvoir, qui avait beaucoup plus de moyens. Nango Seck, coordonnateur de Bokk Gis-Gis et du front patriotique de l’opposition en Italie, a décliné aussi ses priorités pour la 13ème législature, en annonçant d’emblée que les députés de la diaspora qu’ils sont ne seront pas à l’Assemblée pour applaudir, mais pour y apporter des innovations.

Les sentiments sont d’abord des sentiments de joie et de satisfaction. Car ce n’était pas évident de gagner contre le pouvoir, avec tous les moyens qu’ils ont à leur disposition. Mais, par la grâce de Dieu, nous avons réussi à les plaquer au sol, tant en Italie qui était en pole-position en Europe du Sud. Cette victoire est celle de toute une coalition, un grand parti comme le Pds, secondé par Bokk Gis-Gis, ça ne pouvait pas se passer autrement. L’Italie est un fief incontesté des libéraux et le demeure, si l’on se réfère à ce qui s’est passé dimanche dernier. C’est pourquoi, c’est une grande satisfaction pour tous les libéraux de gagner en Europe, même si en Espagne nous avons perdu, avec une différence de 400 voix, comme au Portugal où nous avons perdu, parce qu’il n’y avait pratiquement pas d’électeurs au Portugal. Il y avait moins de 200 inscrits.

Vous l’avez dit tantôt, ce n’était pas évident de gagner devant le régime. Quels ont été les clefs de votre succès ?

Nous avons réussi un bon coup, en mobilisant aussi bien nos militants que les militants de l’opposition, face à ce régime qui a dépensé des milliers et des milliers d’euros pour acheter la conscience des Sénégalais. Mais ça n’a pas passé. Nous avons beaucoup misé sur le vote utile. Depuis la publication des investitures, nous avons interpellé tous les candidats des autres coalitions de l’opposition, pour attirer leur attention sur l’initiative du régime, qui était de nous divertir avec les listes fantaisistes. On a centré notre communication sur cet aspect. On a invité tout le monde à voter utile, en choisissant les meilleurs profils. Et je crois que cela nous a beaucoup aidés à réussir ce grand coup au niveau de l’Italie.

En quoi vos profils ont pu accrocher les compatriotes vivant en Italie ?

Les profils ont joué un grand rôle dans la victoire. Qui connait les investis de Wattu Senegaal sait que ce sont des gens qui se sont toujours investis politiquement et socialement pour la communauté. Il y a Nango Seck, expert de profession, responsable de Bokk Gis-Gis en Italie et coordonnateur du front patriotique de l’opposition en Italie. Il y a Mame Diarra Fame, une dame de fer et enfin Mor Kane, coordonnateur du Pds en Espagne. Depuis que nous vivons ici, nous avons eu de très bonnes relations avec tout le monde, dans les dahiras, les associations, les partis politiques. C’était évident que nos profils allaient jouer un rôle important dans les choix des électeurs.

Mais en face, il y avait aussi des adversaires de taille, des gens aussi connus dans les milieux religieux et associatifs, en Italie par exemple…

Si, c’est vrai, l’adversaire était de taille. Parce que qui connaît Macky Sall, sait qu’il ne lésine pas avec les moyens. Ils ont eu des moyens financiers et logistiques. Ils ont tout fait pour gagner l’Italie, parce que c’était un défi pour eux. Mais Macky Sall n’a jamais gagné l’Italie et il ne le gagnera jamais. Jusqu’à la fin de son magistère, il ne gagnera pas l’Italie. Ça, c’est sûr.
Ce qui nous a facilité la tâche, on avait en face des gens moins expérimentés. Des gens qui dépendaient beaucoup de l’Etat et du consulat, avec toutes ses tracasseries. Ils n’avaient pas le profil, parce que tous les deux candidats en Italie habitaient la même région, la même zone, le même département. Ça a dû créer des frustrations au sein même de Bby. Leur manque d’expérience sur le terrain politique a aussi joué. Leur profil était plus politique que social. Et le social a pris le dessus. Parce qu’en Italie, nous avons les dahiras, les associations et autres. Ce n’est pas par exemple comme en France et autre.

Maintenant que vous êtes élu député de la diaspora, quelle sera votre mission et vos priorités à l’Assemblée nationale ?

Notre priorité à l’Assemblée sera de travailler à la résolution des problèmes des Sénégalais de l’extérieur. Il y a beaucoup de problèmes au niveau de la diaspora. Il y en a trop même. Parmi ces problèmes, il y a des urgences. Il faudra les régler et ensuite s’attaquer à des projets pour l’épanouissement social des Sénégalais de l’extérieur, dans leurs pays d’accueil comme au Sénégal. Une des priorités, c’est la question du retour et de la réinsertion. C’est très important. Tout le monde sait qu’après 30 ou 40 ans d’émigration, chacun voudrait retourner chez lui, dans les meilleures conditions, pour poursuivre sa vie après la retraite. Il y a aussi la libéralisation de l’entrée des voitures. Si une voiture remplit toutes les exigences de la visite technique, qu’on le laisse entrer au pays. On voit dans les zones reculées que ce sont des charrettes qui assurent le transport et qui servent même d’ambulance pour transporter des malades. Si on interdit des voitures de 10 ans dans ces zones, cela n’a pas de sens. C’est même contre le développement. Comme dans les pays limitrophes, la Gambie, le Mali, il ne doit plus y avoir de limite d’âge pour les voitures qui remplissent les critères techniques.
Il y a aussi la question de la commission mixte Sénégal-Italie. Aujourd’hui, les gens vont à la retraite et ne savent pas à quel saint se vouer. Les gens doivent pouvoir partir tranquillement à la retraite et percevoir leurs pensions de retraite au Sénégal dans les meilleures conditions. La commission doit travailler sérieusement sur ces questions et avoir des conventions bien établies, à l’instar des pays comme le Maroc et la Tunisie. Ces gens-là, nous travaillons beaucoup plus qu’eux, ici en Europe et nous devons pouvoir avoir les mêmes conditions, à défaut d’avoir de meilleures.

A votre avis, quelle sera la particularité du député de la diaspora à l’Assemblée nationale ?

Les députés de la diaspora ne seront pas à l’Assemblée nationale pour applaudir, mais pour innover. Innover en apportant leur expérience et en ouvrant des pistes, pour permettra à l’Etat de mieux asseoir sa politique d’émigration. Cela est d’autant plus important que les millions d’émigrés sénégalais contribuent grandement à la paix sociale avec leurs envois.

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