Politique (21)

Politique

Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yaakaar, a été contraint d'annuler son meeting de clôture qui devait avoir lieu ce vendredi au stade Alassane Djigo de Pikine.

Arrivé avec sa délégation, le meeting n'a pu démarrer après près d'une heure d'attente, faute de sonorisation. Plus tard, il sera informé que les fils de la sono ont été sectionnés. Du vrai sabotage. En plus, il y avait une telle bousculade que le Premier ministre a été contraint de vider les lieux sur avis de son service de sécurité.

Auteur: Ndèye Fatou Ndiaye - Seneweb.com

La coalition Manko Taxawu Sénégal entend s’opposer à la volonté du président de la République de faire voter les sénégalais détenteurs de pièces autres que la carte d’électeur(Permis de conduire, passeport, récépissé…). Malick Gackou et Cie viennent d’adresser une lettre au Conseil constitutionnel dont Dakar a copie pour lui demander de se dessaisir de la question car n’étant pas compétent pour trancher.
Voici l’intégrabilité du document.

Dans sa seconde missive qu’il a adressé aux Sénégalais, le maire de Dakar solde ses comptes avec le président Macky Sall. « Il pensait me condamner au silence. J’ai refusé de vivre sans liberté de parole. Il voulait m’obliger à me battre les mains attachées dans le dos. J’ai trouvé, grâce à votre soutien, l’énergie pour défaire les liens et pour triompher de sa déloyauté. Il a tout tenté pour m’empêcher de faire campagne.

Je participe malgré tout à des meetings à Tambacounda, à Kolda, à Saint-Louis, à Louga…. Je sillonne en caravane les rues de Thiès, de Tivaoune, de Mbacké, de Ziguinchor… Je fais des visites de proximité aux parcelles Assainies, à Grand-Yoff, à la Médina, à la sicap, à Pikine, à Guédiawaye, à Rufisque… », écrit-il.

Poursuivant ses propos, la tête de liste nationale de Mankoo Taxawu Senegaal indique : « je suis partout avec vous. Partout, j'entends le même cri de détresse dont l'écho se répand dans nos villes et dans nos villages. J'entends le désarroi des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont le sentiment d'avoir été abusés.

Partout, je vois les effets néfastes de la politique de son régime qui a installé notre pays dans une débâcle généralisée. Je vois aussi dans vos regards qui se croisent et dans vos mains qui se nouent, que malgré la déception et la colère, notre peuple n'est pas résigné et n'accepte pas que le seul chemin qui lui soit proposé soit de poursuivre cette folle course vers le désastre ».

« Partout j’entends le même cri de détresse »

Sur sa lancée, Khalifa Sall d’accuser Macky Sall de vouloir frauder aux législatives : « nous savons tous que la fraude est le seul moyen sur lequel il compte pour gagner ces élections législatives, dont l’organisation chaotique est à l’image de la gestion de notre pays depuis 2012. Nous savons tous qu’il s’évertue à brouiller les pistes et à multiplier les pièges pour démobiliser et décourager les électeurs ».

C’est pourquoi il invite les Sénégalais à « un surcroît de détermination », pour qu’ils aillent retirer leurs cartes et pour obliger Macky Sall à « organiser des élections libres et transparentes ».

« Ces élections législatives sont capitales pour notre avenir commun et pour le destin des filles et des fils de notre pays, surtout les plus jeunes. Notre pays doit se réinventer pour préserver les valeurs fondatrices de notre société.

Notre pacte social doit rester le socle inébranlable sur lequel se forgent une démocratie apaisée, un état impartial et efficace avec des institutions crédibles et avec une administration neutre, une gouvernance transparente et participative qui place le citoyen au cœur du pacte républicain, un développement intégral et durable à partir de nos territoires », soutient Khalifa Sall.

A l’endroit de ses militants, M. Sall leur lance : « dimanche prochain, je serai privé de mon droit de vote. Mais, en vous, j’accomplirai mon vote et je partagerai avec vous la satisfaction d’avoir exercé mon droit chaque fois que vous mettrez votre bulletin dans l’urne. Je vous appelle tous à exprimer votre volonté de changer le destin commun et de construire ensemble, notre pays sur de nouvelles bases fondées sur la dignité, la liberté, la solidarité et la justice social en votant massivement pour Mankoo Taxawu Senegaal ».

 

Voxpopuli

Les rappels à l’ordre, les discours moralisateurs et autres menaces n’ont pas servi à faire cesser la violence dans le camp du parti présidentiel. Les jeunes de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) se sont encore livrés à la violence. Selon des sources, « armés de pierres, pancartes à la main, les membres de la Cojer des Parcelles assainies, attaquent le cortège du ministre Mame Mbaye Niang, juste après le rond-point Case bi. La sécurité du ministre de la Jeunesse intervient pour intimider la foule.

Tout à coup la bagarre démarre. Ces personnes qui disent avoir tourné le dos à leur ministre de tutelle, ont organisé une bataille rangée dans les rues des Parcelles assainies. Apres une quinzaine de minutes de bagarre, les jeunes partis, le calme est revenu et le ministre de la Jeunesse a tranquillement déroulé sa caravane ».

En réalité, il n’y a rien de nouveau puisque ce n’est pas la première fois que les politiques et leurs jeunesses, notamment celle du camp présidentiel, s’embarquent dans la violence. C’est à croire qu’ils soufflent le chaud et le froid ou que les discours ne font que masquer les véritables plans.

Il y a quelques jours, avant le début de la campagne, l’un des responsables, Papis Montang Sonko, de la Cojer à Dakar, faisait une sortie pour mettre en garde contre les fauteurs de troubles. LaCcojer de Pikine avait, à l’époque, pris langue à travers deux de ses responsables, Thérèse Faye et Mame Mbaye Niang, pour « condamner vigoureusement la violence constatée ces derniers temps au sein du parti ».

L’appel à l’ordre de ces jeunes résonne comme un coup d’épée dans l’eau. Macky Sall, lui-même, s’est publiquement prononcé sur cette question. La cravache et le bâton ont été promis, mais en vain. Un train de mesures a été pris. On cite, entre autres, la suspension des réunions, la convocation en commission de discipline… mais le remède ne semble pas avoir d’effet.

Même les convocations comme celle de la responsable, Mame Marième Thiam Babou, dans le cadre d’une bataille de leadership au sein de la Cojer face à Thérèse Faye, sont restées lettres mortes face aux tentatives de dissuader les jeunes de faire dans la violence.

Cette montée de la violence s’explique par plusieurs raisons. Pour le cas récent du clash entre les jeunes qui se réclament de la Cojer et la caravane du ministre de la jeunesse, c'est parce qu'il y a une sorte de guerre entre Mame Mbaye Niang et Aliou Sall. Une mission que les jeunes ont décidé de conduire en voulant faire la fête au ministre de la Jeunesse qui aurait, dans le passé, critiqué Aliou Sall.

 

Walfquotidien

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